Label Bleu

Aldo Romano

La noblesse faite batterie. Aldo Romano distille ses coups de baguettes comme d’autres dégustent du bon vin : avec un raffinement qui n’empêche jamais l’ivresse. Son jeu élégant et extrêmement mélodique colle parfaitement à sa silhouette longiligne et son sourire nonchalamment esquissé.
Avec un malin plaisir, Aldo Romano joue du jazz en se jouant des conventions : de ses expériences free dans les années 1970 au trio Romano/Sclavis/Texier , inventeur du jazz nomade, Monsieur ne cesse d’avancer et de changer la donne, l’air de rien. N.T

Crédit Photo: Mephisto © Mephisto.

André Hodeir

Toute l’œuvre d’André Hodeir est une interrogation sur les questions de l’écriture appliquées à un idiome, celui du jazz. Les réponses qu’il a apportées l’ont conduit à éliminer presque totalement l’improvisation véritable, pour lui substituer parfois une «improvisation simulée», c’est-à-dire une partie instrumentale entièrement écrite par le compositeur, dans le style de tel musicien improvisant.
Le résultat atteint dans Anna Livia Plurabelle semble apporter au moins deux enseignements : celui de sa couleur générale, très différente de l’original, et celui de sa résistance au temps, continuant de nous fasciner par toutes les ressources de sa conception et de son écriture. Alors que, dans l’intervalle, le paysage du jazz s’est transformé au moins deux ou trois fois, Anna Livia Plurabelle nous reste comme une œuvre, une œuvre véritable, dont les splendeurs intactes nous sont à nouveau révélées par cette renaissance.

Crédit Photo : D.R

Andy Sheppard

Saxophoniste aux multiples facettes, c’est en trio qu’il impose incontestablement son talent. Inclassificable en constitue la preuve sonore des plus probantes, avec un mariage des plus réussis avec les percussions brésiliennes de Nana Vasconcelos et les claviers surprenants de Steve Lodder.
Ce trio imaginatif représente les nouvelles influences d’une musique contemporaine basée sur le jazz – un mélange de sons acoustiques et traditionnels, et de sons électroniques incisifs, de musiciens venus d’Europe et des Amériques, d’exubérance propre aux fêtes populaires et de rigueur de musique de chambre.

Crédit Photo : D.R

Barbara Casini

Sa voix est défi insolent lancé aux frontières et au temps. Italienne, Barbara Casini chante aussi bien de la musique brésilienne que de la variété française ou du jazz.
Le disque qu’elle a enregistré aux côtés de Enrico Rava pour Label Bleu en 1996 est une véritable utopie harmonique : sans lieu ni attache. N.T

Crédit Photo : D.R.

Battista Lena

Ceux qui suivent le jazz italien de près auront entendu parler à un moment ou à un autre de Battista Lena. II a été le guitariste de nombreux enregistrements de Roberto Gatto et a fortement contribué au projet d'Enrico Rava, Rava, I'opéra va, meilleur disque de l’année en 1994.
Mais en Italie le nom de Lena est avant tout associé au cinéma. II signe en effet la musique des films de jeunes cinéastes comme Francesca Archibugi et Paolo Virzi.

Crédit Photo : D.R.

Bojan Z

Si Bojan Z est un coureur de fond, il vient de passer la vitesse supérieure : plébiscité comme l¹un des pianistes majeurs apparus ces dernières années à la parution de son album solo en 2001, Bojan enfonce les clous de son piano Fazioli avec "Transpacifik" : sur ce nouvel album enregistré à New York en compagnie d¹une rythmique à sa démesure, Bojan déroule quinze années passées à jouer et composer ce jazz dont il a adopté la folie et le mode de vie. Mobilisant toute sa puissance de feu, Bojan nous tient en haleine de la première à la dernière seconde d¹un album ressemblant déjà à une pierre angulaire. Frottements de cordes de "Groznjan Blue", lyrisme assumé de "Z-Rays" ou moment d¹intimité en duo avec Scott Colley, impossible de résister au témoignage d¹un état de grâce.

Consultez le site de Bojan www.bojanz.com
Crédit Photo :Jean Marc Lubrano

Bunky Green

Retour discographique d’un véritable mythe vivant, Bunky Green, dont les enregistrements trop rares s’échangent comme autant de pierres précieuses…
crédit photo : Mephisto

Carlos Maza

Le cubain Carlos Maza persiste et signe dans sa volonté de ne jamais entrer dans les normes. Après avoir emprunté les chemins buissonniers des chansons d'écoliers, ce « touche-à-tous les instruments » (il excelle comme pianiste, guitariste, flûtiste, saxophoniste...) revient au jazz dans son sens le plus actuel. En bon vivant il invite ici deux convives à venir goûter ses recettes et cocktails toujours (d)étonnants : le clarinettiste Louis Sclavis et Vincent Ségal, deux musiciens qui eux aussi débordent d'énergies et de projets en tout genre. Il y a aussi tous les autres, son orchestre à géométrie variable, peuplé de musiciens qui sautent avec un naturel concerté d'instruments en instruments : percussions de toutes tailles, des cuivres et vents en pagaille, des cordes qui pleuvent, des voix, des claviers tant et si bien éclectiques que Carlos joue du Rhodes avec malice . Tous au service d'une musique dont on ne sait toujours pas ce qui tient du geste improvisé, de l'écriture serrée. Qu'importe, finalement, pourvu que ça sonne. Et dans le genre, ce disque qui alterne les instants chavirés et les plages pas tout à fait calmées donne encore la pleine (dé)mesure de ce talent que l'on a bien du mal à mesurer et qui impose Carlos Maza comme l'un des plus brillants compositeurs de la relève latino-américaine.
Crédit photo: Guy Le Querrec

Christophe Marguet

Dans la lignée d’un Paul Motian, la musique de ce jeune batteur témoigne d’une grande intuition de l’espace sonore. Au sein d’une formation volontairement bancale (trio sans piano avec Sébastien Texier au saxophone et Olivier Sens à la contrebasse, auxquels est venu s’ajouter Bertrand Denzler au ténor), il dilate le temps, en élargit les frontières, en multipliant les contrastes et les rythmes.
Correspondances est le titre du deuxième album de ce jazzman baudelairien. N.T.

Crédit Photo: Didier Cry

Claude Barthélemy

A l’écouter parler, on l’entend déjà jouer. Claude Barthélemy va vite, très vite. Tout de suite proclamé guitariste le plus rapide de la planète, à son entrée sur la scène de l’avant-jazz, le bonhomme est également capable d’une étonnante subtilité sur rythmes lents. Difficile de retracer le portrait de ce caméléon, qui cite aussi bien Django que Steely Dan, Keith Richards que John Coltrane, Cesaria Evora que Pierre Boulez, Couperin qu’Anton Webern...

Crédit Photo : Mephisto © Mephisto.

Compilations Label Bleu

Daniel Goyone

Il est un de ces compositeurs qui s’aventurent sur des sentiers escarpés, en cultivant un goût particulier pour l’inconnu. En atteignant des sommets de discrétion, Daniel Goyone n’a de cesse d’inventer et de reconstruire son propre langage, en s’affranchissant des structures harmoniques et rythmiques habituellement utilisées.
Il en résulte une musique claire, douce et cristalline, qui laisse délicatement remonter à sa surface la complexité de l’écriture. Les compositions, d’une subtile élégance, exhalent une fraîcheur délicate et révèlent des mélodies raffinées, qui capturent d’emblée l’oreille.
PO.T.

Crédit Photo : Mephisto © Mephisto.

Daniel Humair

Daniel Humair ou l’art du trio. Voilà plus de quatre décennies que cet helvète, bien calé derrière ses fûts, impose son rythme, entre cassures et relances multi directionnelles. Entouré de Louiss et Ponty, de Texier et Jeanneau, de Kühn et Jenny-Clark, ou encore de Urtreger et Michelot, Humair, l’un des batteurs les plus talentueux qui soient, frappe, cogne, assène autant de coups radicaux sur ses peaux qu’il sait en jouer avec une infinie finesse. Les rencontres impromptues, les aventures inouïes, ils les provoquent, pour s’engouffrer toujours plus loin dans de nouvelles perspectives.
Batteur d’exception, inventif et imprévisible, Daniel Humair impressionne toujours et encore, transcendant son rôle de simple accompagnateur pour endosser celui de défricheur de terrains accidentés.
PO.T.

Crédit Photo : Patrick Morrisson.

Dave Liebman

Après avoir traversé le siècle comme une comète auprès de Miles, d’Elvin Jones, de Chick Corea ou de John Mc Laughlin, Dave Liebman a décidé de confronter l’audace de son jeu de saxophone à deux piliers de l’improvisation européenne : Wolfang Reisinger (dms) et Jean-Paul Celea (b).
« La musique ici est réellement libre, c’est-à-dire qu’elle n’a aucune contrainte » déclare-t-il, sans ambages, à propos de World View, enregistré pour Label Bleu en 1997. On le croit sur parole.

Crédit Photo: Guy Le Querrec © Magnum

David Krakauer

Clarinettiste virtuose des célèbres Klezmatics, David Krakauer est aujourd’hui l’une des figures les plus emblématiques et talentueuses de la mouvance proprement new-yorkaise de la nouvelle musique Klezmer, occupée à revivifier une tradition ancestrale, ouverte par nature aux influences musicales les plus diverses.
Il y a une authentique modernité dans cette façon fascinante de pointer une certaine filiation tant spirituelle qu’esthétique, entre une tradition musicale folklorique, fondée sur la virtuosité instrumentale, l’expressivité, l’improvisation et les formes les plus contemporaines du jazz actuel, universaliste dans sa façon d’embrasser toutes les cultures et de les intégrer en retournant consciencieusement aux sources de chacune.
Magnifiée par le phrasé fluide et virevoltant en arabesques ascensionnelles de la clarinette de David Krakauer, jamais la tradition Klezmer n’a semblé si actuelle et proche dans ses préoccupations des autres musiques contemporaines. Il y a dans cette intelligence créatrice une vraie volonté de faire tomber toutes les barrières de genres et de styles, une vraie volonté de s’inscrire dans une histoire, une tradition, une communauté pour mieux s’ouvrir au monde.
Au-delà de la musique Klezmer, David Krakauer est aussi reconnu pour sa maîtrise des genres musicaux les plus variés : musique de chambre, avant-garde, rock qui l’amène à collaborer avec de nombreux ensembles : Kronos Quartet, Arditti String Quartet, Orchestre de la Radio de Berlin mais aussi John Cage, John Zorn pour ne citer qu’eux.

Crédit photo : Guy Le Querrec / Magnum

David Linx

A 35 ans, David Linx est le shooting star de la métropole européenne du jazz, Bruxelles. Bourré de talent, il est à la fois parolier, compositeur et instrumentaliste. Mais surtout, c’est la voix du jazz en Europe. Un groove profond. Une technique hallucinante.
Du blues tendre aux rythmes à tout casser, de mélodies envoûtantes à d’acrobaties vocales vertigineuses - David Linx est toujours à l’aise et il reste toujours aussi convaincant.

Crédit Photo : Johan Jacobs.

Denis Badault

Pianiste, compositeur, arrangeur, chef d’orchestre, Denis Badault est l’homme de toutes les expériences. Entre ses mains, l’Orchestre National de Jazz qu’il a dirigé entre 1991 et 1994 est devenu un véritable laboratoire, où rythmes funky et antillais emportent les compositions de Monk, de Mingus ou d’Ellington vers des contrées inconnues.
Trouvailles harmoniques et ingéniosités sonores se suivent sans se ressembler. Ca swingue, ça balance, sans lourdeur ni faste pompeux.

Crédit Photo : Didier Cry.

Diederik Wissels

En Belgique et ailleurs, les critiques sont impressionnées par la subtilité et l’imagination créative des compositions de Diederik Wissels et de sa virtuosité au piano. Il fait penser les uns à Bill Evans, d’autres croient découvrir des affinités avec le style d’un Herbie Hancock, et d’autres encore comparent le mélodieux émouvant de ses compositions aux œuvres de Jan Garbarek - pour tomber d’accord, en analyse finale, que Diederik Wissels est unique.
Avec sa musique qui se refuse à toute classification simpliste, Diederik a su étonner, émerveiller, en un mot: conquérir un public de plus en plus nombreux, bien au-delà des seuls fanatiques du jazz.

Crédit Photo: Johan Jacobs

Enrico Rava

L’Italien aux longs cheveux cendrés et à la moustache dorénavant immuable nous laisse à chaque note percevoir toute l’étendue de son jeu passionné. Issu du bop, qui continue de l’inspirer, et vétéran des sulfureuses batailles du free pour y avoir fait quelques incursions décisives, la voix d’Enrico Rava déchire délicatement le ciel pour rejoindre les plus belles étoiles en la matière, celles de Miles et de Chet naturellement…
A la fois héritier et passeur, sans jamais se perdre dans la simple reproduction, il s’amuse sereinement des alternances souffle et silence, phrasé et mélodie, pour toucher à un lyrisme embrassant la pluralité des jazz et de ses amours.
PO.T


Crédit Photo : Guy Le Querrec © Magnum

Eric Legnini

Pour ce premier opus chez label Bleu Eric Legnini s'est attaqué brillament au repertoire de Phineas Newborn. L'energie, la sensibilité et l'intelligence harmonique du pianiste belge s'imposent. Sa sonorité précise,la perfection de ses phrases, souvent vertigineuses, tout chez lui exprime une personnalité un peu lunaire.
crédit photo : Mephisto

François Couturier

François Couturier est un pianiste quasi universel. Tango, variété française, folklore corse, musique contemporaine : rien ne lui est étranger. Pour lui, tout est prétexte à création jazzistique.
Pas étonnant que sa carrière soit jalonnée de rencontres avec des artistes d’envergure, adeptes des mélanges et du choc des cultures : John Mc Laughlin, Jean-Paul Celea, Michel Portal ou François Jeanneau.

Crédit Photo : D.R.

Glenn Ferris

Glenn Ferris ou le parcours complet. Entre apprentissage théorique à l’université et premiers faits d’armes sous l’égide de Don Ellis, le talentueux tromboniste américain a su multiplier les expériences et les rencontres hétéroclites.
Des Mothers of Invention au Palatino, en passant par ses multiples prestations en trio, il a affûté sa technique et aiguisé ses sonorités au fil des séances musicales.
PO.T.

Crédit Photo : D.R.

Henri Texier

A l’image de sa contrebasse, Henri Texier est un pilier, un repère planté au milieu du jazz européen. Après un début de carrière fulgurant, à la fin des années 1960, aux côtés des géants américains du be bop comme Bud Powell, Donald Byrd, Dexter Gordon ou Kenny Clarke (alors qu’il n’a pas vingt ans !), et une série d’Unit plus inventifs les uns que les autres dans les deux décennies qui suivirent (avec François Jeanneau, Daniel Humair, Michel Portal, Aldo Romano, Louis Sclavis, Bernard Lubat, Didier Lockwood, etc.), Henri Texier a prêté dans les années 1990 sa sonorité chaude et son talent de mélodiste aux jeunes mousquetaires de l’improvisation, bien décidés à croiser le fer.
Avec lui, les Bojan Z, Tony Rabeson, Julien Lourau, Noël Akchoté ou Sébastien Texier peuvent s’en donner à cœur joie, la basse toujours profonde et juste du maître assure les arrières.
N.T.
Crédit Photo : Mephisto

Innocent X

Innocent X : citation mystique pour un drôle de groupe, un batteur pour deux guitares et une musique résolument inclassable. Pierre Fruchard et Etienne Bonhomme sont l’armature de ce triptyque " papal " : derrière ces patronymes se cachent les deux artificiers qui ont mis le feu à l’album et aux concerts de Natalia M King, l’une des révélations Rock de l’an passé. Ajoutez à la formule Cedric Leboeuf, guitariste capable de faire pleurer un larsen, et vous obtiendrez Innocent X, trio improbable à la musique bouleversante, entêtante et entêtée, l’esprit de Coltrane transitant par un ampli oublié dans un garage, bande originale d’un road-movie imaginaire qui aurait oublié la destination finale…

Crédit Photo: Cécile Postel

James Baldwin

David Linx nous a souvent démontré qu'il est un homme de rencontres. Mais celle avec l’auteur noir américain, James Baldwin, connu pour sa participation au mouvement pacifique en faveur des droits civils à la fin des années 1950, fut sans aucun doute l'une des plus marquantes de sa vie. En 1986, Baldwin encore vivant (il est né en 1924), David Linx (à peine 20 ans) réunit, avec la complicité de Pierre Van Dormael, 17 musiciens et non des moindres et les invite à prêter leur talent pour ce voyage intime en compagnie de l’écrivain.
On y découvre Baldwin, magnifique diseur et chanteur de ses propres textes. Une voix posée et percutante qui défend la cause noire américaine. Beaucoup plus qu'un disque de jazz, A lover's question est une alchimie réussie de la musique et de la poésie.

Crédit Photo: Guy Le Querrec © Magnum

Jean-Marc Padovani

Fourmillant d’idées, prenant sans cesse des risques à la hauteur de son talent, Jean-Marc Padovani s’enrichit encore et toujours, de ses premières amours méridionales aux dernières fiévreuses de Charles Mingus.
Ce nîmois d’adoption conserve au plus profond cette chaleur qui l’a bercé et prête son saxophone aussi bien à du paso-doble ou du flamenco, qu’à un jazz plus «classique», aux côtés de musiciens tels Barthélemy ou Texier, joué en quartet ou en quintet.

Crédit photo : D.R.

Jean-Marie Machado

Pianiste, il est l’un des jazzmen les plus inventifs de sa génération. Les doigts sont pleins et souples, sans fragilité. Sur le piano, ils se fondent avec le clavier, affectueux, ou l’attaquent de près pour donner la couleur. Jean-Marie Machado, le latin, prend la musique à pleines mains.
Reconnu comme l’un des musiciens les plus imaginatifs du nouveau jazz français, il a pourtant la simplicité vivante d’un jeune homme de trente-trois ans qui récolte ce qu’il a semé.

Guy Le Querrec © Magnum

Jean-Paul Celea

Bassiste «postmoderne» : le jazz se confond sous ses doigts aussi bien avec la musique contemporaine que le folklore corse. L’improvisation vous emmène dans des contrées imaginaires peuplées d’êtres inconnus.
Plus de walkin’ bass, mais des notes disséminées avec une grande justesse, une indéfinissable précision. Céleste Celea. Avec son compagnon de route, François Couturier (piano), il réinvente l’émotion musicale. N.T

Crédit Photo : Guy Le Querrec © Magnum

Joachim Kühn

On a souvent souligné le lyrisme romantique de Joachim Kühn. Mais, si exprimer ses sentiments les plus profonds était bel et bien son intention, force serait de conclure que ce pianiste virtuose, figure emblématique du free jazz européen, est fou.
Un jeu si complexe, qui change à chaque phrase, nie ce qu’il avance, innove sans cesse à force de tout déconstruire, témoigne bien plutôt d’une constante tentative de se déprendre de soi-même. « Créer » est le seul mot d’ordre de ce poète du chaos. N.T.

Crédit Photo: Guy Le Querrec © Magnum

Joe Lovano

Grand maître des volutes virtuoses au saxophone, compositeur aventureux qui écrit ses albums comme d’autres élaborent une suite, musicien lyrique capable d’éviter toute mièvrerie, le talent de Joe Lovano force le respect.
Des deux côtés de l’Atlantique, sa sonorité brute et son inventivité déconcertante ont semé un vent de folie dans le jazz de ces vingt dernières années : entre son trio avec Bill Frisell et Paul Motian, son ensemble à vent ou sa collaboration avec Henri Texier, Joe Lovano est resté fidèle à lui-même, c’est-à-dire, toujours changeant.

Crédit Photo : D.R.

Jon Hassell

Le compositeur/trompettiste Jon Hassell est le créateur visionnaire d’un style de musique qu’il présente lui-même comme le Quatrième Monde, une musique unique, mystérieuse et hybride, à la fois ancienne et numérique, composée et improvisée, orientale et occidentale. crédit photo: Jean Marc Lubrano

Juan José Mosalini

Juan José Mosalini est un des maîtres majeurs du Tango de l'époque moderne. Résidant en France depuis bientôt vingt-cinq ans, il a étendu son œuvre de création et d'enseignement à toute I'Europe et à une bonne partie du monde. Fondateur de prestigieuses chaires de bandonéon, où il développe de savants traités d'apprentissage de la technique et du style, le maestro Mosalini reçoit dans les conservatoires de Paris des disciples de multiples pays.
«Je place Juan José Mosalini parmi les grands chefs de notre temps, aux côtés d'excellents musiciens qu'il a formé lui-même à cette langue ; il a le don de savoir susciter une expression particulière, fruit de l'affirmation d'un style personnel qui unit tous les instruments de I'orchestre en une seule entité, l'orchestre lui-même ». (Horacio Ferrer A Buenos Aires, c'était déjà le XXIe siècle ).

Crédit Photo: Didier Cry

Julien Lourau

Julien Lourau est un paradoxe : très tôt remarqué en tant que saxophoniste exceptionnel auprès d’Henri Texier, Bojan Z ou Abbey Lincoln, il choisit d’explorer sur ses trois premiers albums les secrets de la machine à danser, apprenant le métier de leader à la tête de combos funk (Groove Gang) ou électro (Gambit), l’efficacité «live» imparable.
Des centaines de concerts et une tournée mondiale plus tard, l’ami Julien nous revient avec un album de jazz ! S’éloignant momentanément des pistes de danse et du concept de «gang» soudé, le saxophoniste-compositeur est allé piocher les musiciens nécessaires aux différentes facettes de cet album doux mais intense.
C’est avec un immense plaisir que l’on retrouve les mélodies de Lourau à l’état pur, servies par le son d’un instrumentiste rare. Du blues aux rythmes latins, en passant par le souffle des balkans, Julien n’a rien perdu de son sens du voyage. Il ne devrait pas tarder à reprendre la route…

Crédit Photo: Jean Marc Lubrano

Le Sacre du Tympan

Comme le facteur, Le Sacre du Tympan sonne toujours deux fois. Avec un second album sous-titré Le Retour, l’orchestre de Fred Pallem confirme un univers iconoclaste, savamment foutraque, aux portes de la sixième dimension. Le tout avec une manière très sérieuse de ne pas se prendre au sérieux. En six compositions originales et trois reprises, Pallem impose son grain de folie, marque son territoire tout en saluant le grand André Popp, l’un des musiciens-phares qui ont façonné sa vocation. Et avec lequel il partage un même credo : glisser du populaire dans la musique savante, du savant dans la musique populaire. Rencontre et explication détaillée avec Fred Pallem.
crédit photo: Sylvain Gripoix

Louis Sclavis

En 25 vingt-cinq années de pérégrinations les plus diverses, Louis Sclavis est devenu la figure de proue de la clarinette jazz européenne. Pas un répertoire qui ne soit pour lui matière à création musicale : l’œuvre du Duke comme la musique contemporaine, le free comme les folklores orientaux… la danse comme le cinéma ou la photo !
Rien ne résiste à l’art du maître qui sait transcender chaque genre pour lui donner une actualité sans précédent.

Crédit Photo: Mephisto © Mephisto.

Magic Malik

Si le précédent album du Magic Malik orchestra débordait de promesses, 13 XP SONG'S BOOK ressemble fortement au bonheur : Deux années de tournées à travers le monde ont forgé un groupe rare, puissant et inspiré. On connaissait le son incomparable de Magic Malik à la flûte, on découvre un chef d'orchestra lyrique et charismatique. Porté par sa dream-team, Malik ouvre grand la porte d¹une émotion jusque là pudiquement retenue. De la musique, si belle, si simple qu'on en oublierait presque le prétexte de l'album... Treize chansons, célèbres ou non, revisitées, décapées ou réarrangées, mais toujours respectées. Le magicien Malik nous prend une fois de plus par la main, et l'on se surprend à fredonner du Polnareff, du Richard Anthony ou une chanson des 2B3 comme l'on aime chantonner " Round Midnight "...

Crédit Photo: Milomir KOVACEVIC

Marc Ducret

Marc Ducret est un voyageur paradoxal. « Ne cherche pas ailleurs, creuse sur place », telle pourrait être sa devise. Le parcours de ce guitariste à la virtuosité hallucinante tient en effet plus de l’exploration intérieure, avec tout ce qu’elle comporte de contrastes et de méandres, de violence également, que de la pure extériorisation technique d'autant plus ennuyeuse qu'elle s'inspire souvent de ce qu'ont fait les plus grands. Résultat : une musique extrêmement singulière, toute en atmosphères ténues et en ambiances improbables.
N.T.

Crédit Photo: D.R.

Michel Benita

Michel Benita ? La droiture incarnée. Sa rigueur et sa précision lui ont permis d’être un voyageur infatigable et d’affirmer avec constance sa personnalité tout en évoluant au sein d’univers multiples.
Lee Konitz, Martial Solal, Joshua Redman, Roy Haynes ou Enzo Enzo, sont quelques-uns des nombreux musiciens qui ont sollicité son jeu de basse pur et simple, d’une netteté universelle.
N.T

Crédit Photo: D.R.

Michel Donato

Michel Donato, c’est tout d’abord quarante ans de bons et loyaux services rendus au jazz, et à la musique dans son ensemble. Bercé par des influences aussi riches que diversifiées, il s’est construit un palmarès à la mesure de son talent : énorme !
De l’acoustique à l’électrique, de l’Europe au continent nord-américain, Michel Donato aura voyagé aussi souvent que possibles dans toutes sortes de paysages sonores, rythmés généreusement par la chaleur de ses quatre cordes.
PO.T.

Consultez le site de Michel Donato www.micheldonato.com

Crédit Photo: D.R.

Michel Portal

Un caméléon. Un monstre. Le seul point commun de toutes les expériences musicales et sonores que Michel Portal a menées, c’est peut-être l’improvisation, et son exigence : se mettre continuellement en danger, se jeter au-dehors.
Même ses musiques de film et ses interprétations de musique classique témoignent de cette urgence. N.T.

Crédit Photo: Garault©Mephisto.

Nelson Veras

Dans la carrière d’un artiste, le premier disque en tant que leader compte énormément. Parfois trop même, l’enjeu brisant souvent l’élan et la spontanéité. Mais là où la plupart se crispent, Nelson Veras se détend. Le climat brésilien dans lequel il a bercé étant jeune y est sûrement pour beaucoup. Il pousse donc les portes du studio amiénois sans crainte particulière, en janvier dernier, en compagnie de Malik, Stéphane Galland et Harmen Fraanje. Daniel Yvinek les accompagne, l’ingénieur Philippe Teissier du Cros les accueille. « Je n’avais rien prévu avant de commencer l’enregistrement » reconnaît Nelson d’un ton malicieux. « Je voulais que la personnalité de chaque musicien puisse s’exprimer au mieux, le plus librement possible ». C’est l’une des raisons pour lesquelles il n’a pas voulu de contrebassiste lors de cette session. « L’absence de basse nous a poussé à improviser davantage. Je n’avais pas d’idée, mais le challenge me plaisait vraiment bien. C’était l’aventure ! » Une attitude qui paniquerait bien des producteurs… « Le label a été très attentif dès le départ et c’est pour cela que je suis avec eux aujourd’hui, ils m’ont laissés faire ».
crédit photo: Mephisto

Olympic Gramofon

En juin 96, dans la chaleur moite d’un studio de fortune, quelques jeunes garçons énervés enregistrent sans états d’âme une musique brute et inédite. Leurs noms : Julien Lourau, Seb Martel, Vincent Segal, Cyril Atef, Shalom et Eric Löhrer.
Un gang alternatif pour Lourau, initiateur du projet et dont le sens du casting commençait à faire parler.

Brûlot scénique, la “dream-team” éphémère par essence fit sauter les fusibles de quelques clubs pendant l’année qui suivit, avant de céder sous la pression des personnalités. Les guitares saturées mais funky de Martel et Löhrer, les beats abstraits de Shalom, l’efficacité du duo Segal-Atef (qui allait devenir Bumcello) et les envolées lyriques de Lourau donnaient à ce groupe boulimique une couleur diabolique...

Très rapidement épuisé puis introuvable, c’est l’acte de naissance d’une génération surdouée que Label Bleu réédite cette année.

Crédit photo: Olivier Roubert

ONJ

Né en 1986 pour permettre à de nombreux jeunes musiciens de jazz d’acquérir une expérience dans un orchestre appelé à s’ouvrir sur un large public, l’Orchestre National de Jazz n’a cessé de créer l’événement. Plus de 600 concerts en 15 ans d’existence, quelques 110 musiciens et des milliers d’adeptes.
Une extraordinaire machine qui a permis de lancer de brillantes carrières (Stephano Di Battista, Flavio Boltro, Stéphane Huchard, Marc Ducret, Jean-Luc Ponthieux, Nguyên Lê, Stéphane Belmondo, François Moutin et bien d’autres…), de découvrir de nouveaux territoires musicaux et qui s’est révélé être un moyen efficace pour promouvoir le jazz en France.

PAF Trio

Dans la véloce et tumultueuse ronde de l’industrie culturelle et de la vie contemporaine, où tout (ou presque) devient prise instantanée, écoute éphémère, sensation vertigineuse, l’attitude artistique du PAF trio, qui évolue ensemble depuis plus de quinze ans, est l’un des plus beaux contrepoints aux existences musicales abrégées. Un pieds de nez aux avortements jazzistiques si courants dans ce temps de passions fragiles.
Crédit photo: Raffaella Cavalieri

Palatino

Le Palatino est un train. Paris, Rome, Paris. On s’y endort sur des rythmes ternaires, on s’y éveille en pleine Toscane et « Roma Termini » n’est plus très loin. Comme d’autres trains, il est le symbole des peuples.
Un Français (Michel Bénita) et deux Italiens (Aldo Romano et Paolo Fresu) ont fait le voyage avec un Américain (Glenn Ferris) pour le «growl» et le «groove».
À bord du Palatino le jazz est sur des rails. Toujours sur un rythme ternaire.

Crédit Photo: Patrick Burban

Paolo Fresu

Diplômé d’électronique, Paolo Fresu est un électricien de la trompette. Un son feutré, toujours ambigü, entre Miles et Chet.
Que ce soit aux côtés de Dave Liebman, d’Aldo Romano, de John Zorn ou de Nguyen Lê, le Sarde n’en finit pas de jouer avec l’ombre et la lumière. N.T

Crédit Photo: Pino Ninfa

Patrice Caratini

Contrebassiste à l'assise solide, à la sonorité ronde et chaleureuse, Patrice Caratini est peut-être avant tout un exceptionnel inventeur-concepteur d'orchestre. Son exploration amoureuse de l'univers d'Armstrong, à la tête de sa nouvelle formation, le Caratini Jazz Ensemble, s'avère d'ores et déjà un événement. Accompagnateur d'un soir de Chet Baker, Dizzy Gillespie, Johnny Griffin et tant d'autres, instigateur de duos et trios divers en compagnie de Marc Fosset, Marcel Azzola, Martial Solal ou encore Juan Jose Mosalini et Gustavo Beytelmann..., Caratini est un aventurier discret, un mercenaire à l'aise en toute situation.
Sa plus grande œuvre voit le jour au tout début des années 80, lorsqu'il réunit onze des meilleurs musiciens français et crée le Onztet, orchestre hybride, improbable «petit Big Band», laboratoire ludique propice à toutes les expérimentations... Aujourd'hui, Caratini persiste et signe, menant toujours plus loin ses intuitions orchestrales : au sein d'une nouvelle formation habilement composée de musiciens talentueux, tous styles et générations confondus... Un projet ambitieux : revisiter l'histoire du jazz au présent ; nul doute que la musique géniale d'Armstrong nous livre ici de nouveaux secrets.

Crédit Photo: Mephisto © Mephisto.

Pietro Tonolo

Le ténor italien a choisi trois partenaires susceptibles de partager une même approche, dans laquelle le résultat général prévaut sur le particularisme des solistes. Pour cela, il s’agit d’être doté d’une sérénité intérieure contagieuse et d’un calme rationnel qui ne craint pas la confrontation à l’exercice de la créativité.
Entouré de Paul Motian, Steve Swallow et Gil Goldstein, Pietro Tonolo permet une rencontre inespérée avec la musique de Duke Ellington, sans y accoler d’étiquette particulière, définitive, alternant entre mainstream, free cool, formes abstraites ou tempo lent d’un air de danse, laissant le Duke nous emporter jusqu’où lui seul le désir.

Crédit Photo: D.R.

Richard Galliano

Depuis quelques temps, l’accordéon est en train de faire un retour en force dans la musique de jazz. Et parmi les accordéonistes actuels, Richard Galliano est assurément celui chez qui se manifeste le plus de virtuosité.
Depuis la mort d’Astor Piazzolla, il est devenu le compositeur le plus influent dans le domaine de l’accordéon moderne. Musicien français aux origines italiennes, il s’impose véritablement en figure emblématique du mouvement modernisateur de la musette, la réponse française au tango argentin en quelques sortes.
Débutant l’accordéon dès son plus jeune âge, Galliano a commencé par l’improvisation et l’adaptation de l’accordéon au jazz, en s’inspirant des sessions Birth of the Cool de Miles Davis et du hard bop de Max Roach et de Clifford Brown. Sous ses doigts, l’instrument, souvent entaché de préjugés, révèle une noblesse et une richesse extraordinaires.

PO.T.

Crédit Photo : D.R.

Rita Marcotulli

Comme chacun sait, le jazz est une musique d’ambiance. Non pas une musique d'ascenseur, mais un véritable créateur d'univers, capable de dessiner des personnages sonores et de les mettre en scène pour faire jaillir l’émotion.
Après celle de Miles Davis (avec l’Ascenseur pour l’échafaud en 1957) ou celle de Duke Ellington (pour le fim d’Otto Preminger, Autopsie d’une meurtre, en 1959), l’œuvre de Rita Marcotulli, pianiste italienne accomplie, arrangeur et compositeur, en est la preuve : son hommage à Truffaut, The Woman Next Door (Label Bleu, 1997), est un film à lui tout seul. N.T.

Crédit Photo: D.R.

Stefano Bollani


Lors de récents concerts du quintet “Rava-Fresu” en hommage à Chet Baker ou Miles Davis, un jeune homme fait régulièrement exploser l’applaudimètre : il s’agit du pianiste Stefano Bollani. Sideman de rêve en Italie, Stefano a choisi de prendre son temps avant d’enregistrer en leader. Comme son mentor Enrico Rava, Bollani est homme de concept et d’idées. Pour son album "inaugural" chez Label Bleu, il a souhaité rendre hommage à l’un de ses auteurs préférés, Raymond Queneau, et plus particulièrement à l’un de ses romans les plus fous, "Les Fleurs Bleues".

Crédit Photo: Mephisto © Mephisto

Steve Coleman

Steve Coleman continue à nous éblouir : Avec le bien nommé Lucidarium, le fondateur du mouvement m-base renoue avec deux de ses chantiers favoris : la grande formation et l'art vocal. S'appuyant sur une puissance rythmique indiscutable renforcée par le pianiste Craig Taborn et le contrebassiste Drews Gress, enrichies d'une section de cuivres rêvée, les compositions de Steve Coleman version 2004 font la part belle aux voix. Jen Shyu, Lorin Benedict ou le transfuge d'Opus Akoben Kokayi se détachent avec grâce d'un enregistrement que Coleman a souhaité placer sous le signe de la lumière. Dès la première écoute le charme opère, et l'on se demande où s'arrêtera la créativité d'un homme qui a déjà tant influencé le jazz de ces 20 dernières années.

Crédit photo: Mephisto

Trio Romano-Sclavis-Texier

En 1990, Guy Maurette, créateur de "Jazz sous les manguiers", devenu "la semaine du jazz à Brazzaville", décide d’organiser une tournée de musiciens français. Guy le Querrec, qu’il connaît bien, lui suggère alors de réunir trois cador du jazz français : Aldo Romano, Louis Sclavis et Henri Texier. L’idée fait son chemin et les voilà bientôt partis sur la route, pendant trois semaines, dans six pays d’Afrique Centrale.
Pour conserver une mémoire de ces moments et de cette formation originale, Guy le Querrec et le trio ont pensé à un disque accompagné d'un livret composé d'une cinquantaine de photos des deux voyages. Cet album, le premier de ce trio exceptionnel, est paru en mai 1995 et comprend des compositions originales de chacun des trois artistes, écrites spécialement pour ce trio. Carnet de routes sera couronné d’un succès extraordinaire.
Trois ans plus tard, les quatre compères décident de renouveler l’expérience, en Afrique du Sud et en Afrique de l’Est cette fois-ci. «Le trio et le griot» comme on les surnomme, gravent alors un second opus Suite Africaine, accompagné d’un somptueux livret-photos. Avec une grande élégance et beaucoup d’humilité, ils nous délivrent une musique forgée par des ambiances des différents pays et nous démontrent que leur musique en perpétuel mouvement, se nourrit de l’échange.

Crédit Photo: Mephisto©Mephisto.

Vincent Segal

J’ai toujours rêvé d’un disque intime pouvant révéler à chacun notre vie particulièrement ératique de musicien. Le film Steps across the Border, les démos du groupe anglais X.T.C., Exile on Main Street, et Duke Ellington solitaire dans le brouhaha de ses musiciens remballant les instruments et quittant le studio m’ont donné l’élan nécessaire à la réalisation de ce disque. Vincent Segal, octobre 2002

Violoncelliste tous terrains chez Mathieu Chédid, Dick Annegarn, Nana Vasconcelos, Susheela Raman, Blackalicious ou Elvis Costello, Vincent Segal est l’un des musiciens les plus insaisissables de sa génération. Bumcello, son duo avec le batteur Cyril Atef, bouscule toutes les scènes de France depuis trois ans.
Son premier album en nom propre se devait d’être à la hauteur d’une réputation insistante de dynamiteur. Caché derrière le pseudonyme épicé T-BONE GUARNERIUS, Vincent a enregistré en compagnie de huit compagnons de route un album-ovni, sorte de road-movie insensé, vécu et rêvé à la fois, enregistré en direct dans des lieux et climats choisis au gré des morceaux et de la fantaisie de Mr Guarnerius (chapelle encerclée par la mer, arcades de la place des vosges, bretelle du périphérique porte de bagnolet...).


Crédit photo: Cécile Postel

Wildmimi Antigroove Syndicate

crédit photo : Camille Sauvage

Wolfang Reisinger

Percusionniste de l’Orchestre Symphonique de Vienne et batteur de jazz expérimental qui ne répugne pas à s’inspirer des musiques nouvelles, Wolfang Reisinger est un avant gardiste. Sans concessions.
Ses collaborations avec Dave Liebman, Louis Sclavis, John Abercrombie ou François Couturier le placent à l’avant poste du jazz européen.


Crédit Photo: Guy Le Querrec © Magnum

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